II existe actuellement un nombre important d'Églises ou d'Assemblées Evangéliques Pentecôtisantes (ou charismatiques) et Indépendantes. Elles portent des noms variés. Elles sont d'importance numérique variable. Elles ne font partie d'aucune fédération.
Cette indépendance ne traduit pas pour autant une volonté d'isolement ; elle n'est pas non plus destinée à cacher un fonctionnement de secte (en particulier au sens où l'entend le Rapport Parlementaire N 2468). Elle peut être la conséquence de leur localisation (rareté de ce type de témoignage dans un certain nombre de départements) ; dans d'autres cas, la petitesse de la communauté explique que ses responsables aient eu d'autres priorités ; parfois aussi l'explication est dans des circonstances particulières qui ont présidé â la naissance et au développement de l'église nouvelle.
Outre la volonté de communiquer l'une avec l'autre, ces églises doivent prendre en compte un contexte politique, administratif et social nouveau. Elles ne voudraient pas que leur indépendance prête à suspicion. Elles ne souhaitent pas non plus rester à l'écart des regroupements de type confédéral en projet, dont l'utilité apparaît pour des rapports plus satisfaisants tant avec les autorités civiles qu'avec les instances représentatives du protestantisme français.
Plusieurs églises pentecôtistes indépendantes prennent donc l'initiative de créer entre elles une union qu'elles veulent largement ouverte sur l'ensemble du territoire national et au-delà. L'appellation «pentecôtisante » est une affirmation de leur identité doctrinale. L'accent mis sur l'indépendance traduit le souhait de sauvegarder l'autonomie de fonctionnement des églises locales. La notion d'union exprime un souci de représentativité, et ouvre la voie à des possibilités de soutien mutuel ou d'actions communes, tout en posant le principe de critères d'admission (et de règles de radiation éventuelle) pour veiller â ce qu'aucune dérive sectaire ne puisse s'introduire.