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PREMIERE PARTIE :
LES OBLIGATIONS RELATIVES A LA TENUE
DE LA COMPTABILITE.
SA MISE EN OEUVRE
Textes :
Les
associations cultuelles doivent notamment :
- tenir un état de leurs recettes
et de leurs dépenses sur un livre journal de
caisse coté et paraphé par le directeur
de l'enregistrement du département ou son délégué
;
- dresser chaque année l'état
inventorié de leurs biens meubles et immeubles
et établir un compte financier des recettes et
dépenses arrêté au 31 décembre
qui indique les soldes à recouvrer ou à
payer
- adresser le compte financier, le
procès-verbal de l'assemblée générale
portant approbation, ainsi que l'état de l'actif
de l'association avant l'expiration du premier semestre
de l'année qui suit celle dont il retrace les
opérations, à l'administration de l'enregistrement
;
- conserver les comptes et états
des cinq dernières années avec les pièces
justificatives, les registres et documents de comptabilité.
Commentaires:
L'exposé suivant n'a pas pour
objet de présenter la comptabilité en
partie double.
Il est possible de travailler sur
des livres journaux de trésorerie décrivant
les recettes et les dépenses. Ils pourront se
présenter sous la forme proposée à
la figure 1.
Bien sur, on ouvre autant de journaux
que de comptes de trésorerie.
Certaines règles doivent être
énoncées
Règle n°1 : CHAQUE écriture
doit s'appuyer sur une pièce justificative :
Celle-ci est appelée pièce comptable.
Elle peut être
- d'origine externe à l'association
Exemples
: factures reçues, quittances, chèques
des membres, avis de crédit ou de débit.
Remarques
:
1)
Evitez les tickets de caisse. Demandez une facture à
vos magasins ou fournisseurs.
2)
Demandez un reçu signé aux bénéficiaires
de vos libéralités.
- d'origine interne à l'association
Exemple:
Bulletins de paye, factures relatives aux ventes, feuille
de calcul des amortissements.
La première tâche du
comptable consiste à numéroter et à
classer les pièces comptables : Chacune d'elles
doit être retrouvée rapidement (en cas
de contrôle par exemple !). .
Règle n°2 : Il doit toujours
être possible de remonter du journal, vers les
pièces Justificatives.
C'est pourquoi le modèle de
journal proposé comporte la colonne "Numéro
de pièce comptable".
Règle n°3 : Il est nécessaire
de garder les pièces justificatives pendant une
certaine durée :
- 5 ans sur le plan comptable
- 10 ans sur le plan commercial (pour
être en mesure de prouver que l'on a payé
les fournisseurs)
- 5 ans sur le plan fiscal (+ l'année
en cours)
- 3 ans sur le plan social (+ l'année
en cours).
Pour établir le compte financier
annuel des recettes et dépenses, il est nécessaire
de ventiler les encaissements et décaissements
selon leur nature. Le but est d'arriver à compléter
le tableau de la figure 2. Ce tableau, inspiré
du Plan Comptable Général, n'est donné
qu'à titre indicatif mais quelques remarques
s'imposent : Les dépenses se classent en deux
grandes catégories Les charges (qui sont les
dépenses de fonctionnement, les consommations,
les emplois définitifs) et les autres décaissements.
Du point de vue comptable, l'achat
d'un bien durable (matériel, construction...
) n'est pas une charge mais une immobilisation (investissement).
Le remboursement d'un capital emprunté
n'est pas une charge non plus, mais les intérêts
le sont.
Exemple : Vous avez versé 15
000€ à votre organisme de crédit dont
3 000€ représentent les Intérêts.
Ces 3 000€ sont des charges. Les 12 000€ restants
ne le sont pas : ils remboursent le capital emprunté.
De la même manière, il
convient de veiller à ne pas confondre les produits
(recettes de fonctionnement, ressources internes) et
les autres encaissements.
Exemple :Vous avez acheté une
SICAV le 01/10/94 pour 1 500€. (Ces 1 500€ ne sont
pas une charge).
Pendant l'année, vous cédez
cette SICAV pour 1 600€. Sur ces 1 600€, 100€
sont un produit financier et 1 500€ ne le sont pas.
Une dernière remarque : Le
compte financier et le bilan doivent permettre la comparaison
des montants des rubriques comptables de l'année
(N) avec la précédente (N-1).
L'inventaire annuel
Une
autre obligation des associations cultuelles est l'inventaire
annuel. Cet inventaire doit mener à produire
un bilan (simplifié).
Mais qu'appelle-t-on inventaire au juste ?
C'est un recensement des biens, créances
(sommes dues par des tiers) et dettes de l'association
puis leur estimation. Pour le réaliser :
1- Recherchez (entre autre) le montant
des factures non payées et le montant des dettes
sociales et fiscales (Cotisations de l'URSSAF dues et
non payées le 31 décembre par exemple).
2- Pour ce qui est des emprunts, déterminez
la valeur du capital à rembourser (hors intérêts)
Consultez tableaux d'amortissements des emprunts remis
par les établissements de crédits.
3- Vérifiez les montants des
comptes de trésorerie : Comptez les espèces
en caisse, utilisez les relevés envoyés
par votre banque ou centre de chèques postaux.
4- Assurez-vous de l'existence physique
des biens durables (immobilisations). Si un bien a été
cédé, détruit ou a disparu, sa
valeur comptable nette est 0,00 €.
5- Etablissez pour chaque immobilisation
un tableau d'amortissement. Les tableaux d'amortissements
fournissent la valeur comptable nette de chaque bien.
Remarque : Les grosses réparations, plutôt
que d'être comptabilisées en charges pourront
faire l'objet d'un étalement comptable. Pour
cela, on les amortit sur une durée maximale de
5 ans et la différence entre leur coût
et les amortissements figure à l'actif du bilan.
6- Recopiez votre inventaire dans
un livre prévu à cet effet. (Dans ce livre,
appelé livre d'inventaire, seront recopiés
le compte financier et le bilan.)
7- Etablissez le bilan. Un modèle
vous est donné en figures 3 et,4. Un bilan (du
type de celui de la figure 3) est un document en deux
parties : * La partie de gauche, appelée actif
du bilan, décrit l'emploi des ressources financières,
les moyens d'activités, la composition du patrimoine
(Investissements, fonds en banque... * La partie droite,
appelée passif du bilan, décrit l'origine
du patrimoine. Comme ce double classement porte sur
le même objet, les totaux de l'actif et du passif
sont nécessairement égaux. C'est ainsi
que l'on calcule le montant du fonds associatif par
différence entre le total de l'actif et celui
des dettes. Le fonds associatif représente le
capital de l'association, ses fonds propres. On sera
donc particulièrement attentif à ses variations
d'une année sur l'autre
DEUXIEME PARTIE :
LA GESTION DES RESSOURCES DISPONIBLES.
Textes : Les ressources disponibles
peuvent être employées - soit à
la constitution d'un fonds de réserve général,
exclusivement destiné à assurer les frais
et l'entretien du culte et placé en valeurs nominatives
; - soit à la constitution d'un fonds de réserve
spécial exclusivement affecté à
l'achat, la construction, la décoration ou la
réparation des immeubles ou meubles destinés
au besoin de l'association et déposé en
argent ou en titres nominatifs à la Caisse des
Dépôts et Consignations ; - soit à
l'attribution de subventions à d'autres associations
ayant le même objet.
LES REGISTRES COMPTABLES DE L'ASSOCIATION
Pour éviter tout litige lors
d'un contrôle de l'administration [URSSAF, Receveur
des Impôts (TVA), Inspecteur des Impôts
(IS), ...], il est fortement conseillé ou obligatoire
de posséder les registres comptables suivants
:
Dans le cas d'une comptabilité
tenue en partie simple (dépenses-recettes)
Un livre journal des comptes de trésorerie,
coté et paraphé par le directeur de l'enregistrement
du département (ou son délégué),
Un livre d'inventaire coté
et paraphé par le directeur de l'enregistrement
du département (ou son délégué),
sur lequel seront recopiés, l'état inventorié
des biens meubles et immeubles de l'association, - les
documents de synthèse, c'est-à-dire le
compte financier, le bilan et l'annexe comptable. (L'annexe
commente l'information donnée dans le compte
financier et le bilan.)
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